En réaction à la crise du financement du cinéma québécois, Téléfilm Canada annonce des changements importants au niveau du FLMC (Fond du Long Métrage Canadien). Je dois dire que ces changements sont intéressants et même surprenants, même si j’estime qu’il ne vont peut-être pas assez loin. Voici ces changements commentés par moi-même :
À partir des ressources actuelles du FLMC, le volet sélectif se verra augmenté de 1 million de dollars. Ce volet sera doté d’un total de 12,5 millions de dollars ou 50% des ressources (le plus élevé des deux).
On aurait pu aller plus loin. Comme 75 % au sélectif par exemple.
Le nombre d’enveloppes fondées sur la performance sera réduit et passera de 12 à 5 enveloppes.
Pourquoi pas zéro ? Bon c’est un pas dans la bonne direction…
Un plafond maximal de 3,5 millions de dollars sera appliqué par compagnie et par année pour tous les volets du FLMC (performance et sélectif) pour une répartition plus équitable des ressources.
C’est une excellente idée pour éviter que les fonds se retrouvent dans les mains d’une poignées de producteurs et productrices.
Le calcul des enveloppes tiendra compte du ratio d’efficacité des recettes-guichet en fonction du montant investi dans le projet, de façon à maximiser l’apport du FLMC.
Enfin. On se demande pourquoi ce n’était pas comme ça dès le départ (Un film de 6 000 000 qui faisait 1 000 000 en salle était jugé comme étant performant, alors qu’un film d’ 1 500 000 qui faisait 500 000 ne l’était pas à leurs yeux…)
Lors du calcul des enveloppes, le bonus portant sur la notoriété et le rayonnement à l’international du projet sera augmenté (la liste des festivals a été actualisée).
On admet enfin l’importance du rayonnement international, pas seulement les recettes au guichet…
Six enveloppes corporatives destinées spécifiquement au développement de projets ont été créées pour favoriser le développement d’une plus grande diversité de projets.
Pourquoi ne pas réserver (et réduire du même coup) les enveloppes à la performance au développement de projets et obliger les producteurs à passer au sélectif pour la production ?
Un prix à la reconnaissance sera accordé au(x) scénariste(s) et au réalisateur dont le film a eu le plus de succès au box-office. Ce prix en espèces sera remis lors de la soirée de remise des Prix Jutra.
Et pour finir, on réalise que le scénariste et le réalisateur sont pour quelque chose dans le succès d’un film. On n’arrête pas le progrès…