Le film Karla au FFM
On aurait du mal à trouver ne serait-ce qu’une seule personne en ville pour croire Serge Losique lorsqu’il prétend que ce sont les qualités cinématographiques du film Karla (sur l’affaire Bernardo-Homolka bien sur) qui lui ont valu une éventuelle projection au Festival des films du Monde de Montréal (FFM). De par la compagnie de production, le réalisateur et la promo qui accompagne le film, on sait déjà qu’on a affaire à une production du type “inspiré d’un fait vécu", ces films faits à la machine pour être vendus aux télévisions. Mais Losique se tire dans le pied. Car si l’annonce de la présentation du film attire l’attention durant un moment, elle signale surtout un malaise. Les grands festivals n’ont pas besoin de ce genre de tactique pour attirer les spectateurs et les médias.
Cela étant dit, l’appel au boycott du film par le premier ministre ontarien Dalton McGuinty est purement démagogique. On fait des films sur les histoires criminelles sordides depuis toujours et le premier ministre ontarien a du en voir quelques-uns dans sa vie…
