Etienne Goulet

28/02/2005

Le choix des pièges à Lille !

Mon court-métrage sera présenté au 5ème festival international du court-métrage de Lille, qui aura lieu dans un mois. Il est présenté dans une compétition pour les courts-métrages “fauchés” (produits sans le financement des institutions). C’est en parcourant le site du festival il y a une semaine que j’ai su. J’espère avoir des nouvelles officielles du festival bientôt.

Le site du festival international du court métrage de Lille


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20/02/2005

Le gala du Huard

Réaction à chaud…

En tant qu’animateur du Gala des Jutra, Patrick Huard s’est surtout intéressé à lui-même. La plupart des ses blagues sont tombées à plat. Pire, il a occupé beaucoup trop d’espace, ce qui en a laissé bien peu aux gagnants. C’est pourtant pour eux qu’on fait cette soirée.

Si Patrick Huard voulait prendre la défense des humoristes, il a plutôt bien illustré leur omniprésence. Et la sienne.

Et comme si on n’avait pas eu assez de Patrick Huard sur scène, c’est aussi lui qui jouait dans ces trois courts-métrages insipides (gagnants d’un concours) qui ont été présentés durant la soirée. Comble de l’absurde, on a du comme à chaque année donner des prix hors d’ondes. Dont celui du meilleur court-métrage… Si ce sont les “cinéastes de demain” (comme l’a dit Raymond Bouchard) qui font des courts-métrages, il semble qu’on n’avait pas d’espace pour eux aujourd’hui. Demain on verra.

Consolation, c’est le film de Francis Leclerc, Mémoires Affectives, qui a remporté le Jutra du meilleur film. Ça lui donnera davantage de visibilité. Et puis l’hommage à Michel Brault, grand cinéaste remarquable d’humilité, nous aura fait oublier l’animateur durant un moment…

Est-ce que quelqu’un pourrait offrir beaucoup d’argent à Sylvie Moreau et à François Papineau pour les ramener à l’animation du gala des Jutra ? Le gala de l’année dernière était tellement plus réussi.


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17/02/2005

RYAN à Télé-Québec

Le court-métrage d’animation RYAN du canadien Chris Landreth sera présenté à Télé-Québec.

RYAN est inspiré de la vie de Ryan Larkin, un cinéaste d’animation dont les films ont été en nomination aux Oscars et qui vit aujourd’hui dans la mendicité à Montréal. Un parcours assez particulier…

Il sera présenté ce mardi 22 février, 21h52 (et en rediffusion jeudi le 24 février, à 23 h et lundi 28 février, à 23 h 30)

Site de RYAN à l’ONF


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10/02/2005

Clermont-Ferrand (suite)

Décidément, l’équipe du Festival du Court-métrage de Clermont-Ferrand m’impressionne. Une fois le festival terminé, il m’a suffi d’aller en ligne et d’entrer un nom d’usager et un code pour savoir qui a visionné mon court-métrage à la vidéothèque du festival. Voilà une organisation qui sait utiliser les nouvelles technologies pour le bénéfice de tous.

Je craignais que la liste en question ne soit vide dans mon cas, mais j’ai eu le plaisir de voir que quatre visiteurs ont vu mon court. Ça peut sembler peu, mais en considérant qu’ils sont tous programmateurs et distributeurs, je suis plutôt satisfait. Dommage toutefois qu’ils n’aient pu voir la nouvelle version. Car suite à quelques découvertes techniques, j’ai refait le traitement de l’image de certaines scènes intérieures pour les rendre nettement plus lumineuses. Trop tard pour la plupart des festivals et marchés toutefois…


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5/02/2005

Musique, Internet et mécénat

Le film d’animation Les triplettes de Belleville a connu un succès international. Et sa trame sonore s’est vendue à 165 000 exemplaires. Malgré ce succès, le compositeur Benoit Charest est loin d’avoir fait fortune. En fait il semble qu’il n’ait pas touché un sou encore sur la vente des albums ! Aussi, il a dû annuler les deux spectacles qu’il produisait lui-même et qui devaient êtres présentés dans le cadre de Montréal en Lumières. Pas assez de billets vendus…

Benoit Charest devrait s’en tirer à moyen terme avec toute la visibilité acquise et les projets en vue. Mais je prend cet exemple pour amener ceci :

Je m’étonne toujours qu’on ne supporte pas davantage les artistes du domaine de la musique.

L’industrie du disque ne reçoit que 0,4 % des subventions en culture des trois paliers de gouvernement (chiffres de 2001-2002) Cela explique aussi pourquoi les artistes du disque (auteurs, compositeurs et interprètes) sont inquiétés par le phénomène du piratage : ils sont extrêmement dépendants des ventes et donc du marché.

Est-ce parce qu’on peut “vivre” de la musique que les gouvernements ne s’engagent pas davantage ? Quand je regarde les sommes colossales qu’on dépense pour la radiotélédiffusion, je me dis qu’on pourrait certainement faire davantage pour l’industrie du disque, ne serait-ce que pour briser la dépendance envers le marché. Parce que la musique et la chanson ne sont pas plus des marchandises que les autres formes d’art.

Mais les artistes qui évoluent dans l’industrie du disque et du spectacle ont un atout que d’autres n’ont pas. Ils ont un rapport très étroit et assez direct avec leur public. Aussi je crois qu’ils ont intérêt à explorer de nouvelles sources de revenus. En mettant sur pied un site Internet payant ou le public le plus fidèle peut avoir accès à certaines chansons, aux clips ou à d’autre matériel, ou plus simplement en offrant un système de dons. On pourrait aussi donner la possibilité au public de contribuer à certains projets en échange d’un accès qui permette de suivre le développement du projet en question, ou en offrant un accès direct et privilégié à l’artiste lui-même.

Une sorte de mécénat moderne qui me semble être à la portée des auteurs compositeurs et interprètes car leur public est généralement assez fidèle.

Le site de Benoit Charest


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