Etienne Goulet

1/03/2007

Le DGE doit revenir à la raison…

Depuis quelques jours, le Directeur Général des Élections du Québec (DGE) tente de contrôler la diffusion de messages à caractère politique sur des sites comme YouTube. Pourtant sa position est indéfendable. Parce-que si un citoyen a le droit d’exprimer ses opinions politiques avec un crayon, il a le droit de le faire aussi avec une caméra. Ce n’est qu’une autre forme d’écriture après tout. Il serait peut-être temps que le DGE revienne à la raison…


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4/12/2006

Un beau moment de démagogie

Dimanche soir à Tout le monde en parle, le metteur en scène Yves Desgagnés s’est lui-même mis en scène. Invité à répondre à une citation de Denis Chouinard qui questionnait, comme bien d’autres, son expérience comme réalisateur au moment de faire son premier film, Desgagnés y est allé d’un discours sur le droit de tout être humain de créer. Un bon spectacle si on en juge par les applaudissements. Ne manquait que les larmes et le rideau à la fin…

Pourtant, ce n’est pas le droit de se lancer dans le cinéma ou celui de créer qui est remis en question. Et Yves Desgagnés en est certainement conscient.

Ce qui est remis en question encore une fois c’est le système de financement du cinéma. Le budget moyen d’un long métrage au Québec frise les 5 millions. Ça veut donc dire que chaque film produit coûte en moyenne environ 4 millions de dollars de fonds publics. L’accès de plus en plus difficile à ces fonds n’a rien d’un droit; c’est un privilège de plus en plus rare.

Depuis quelques années, il apparait évident aux yeux de beaucoup que la notoriété d’un réalisateur peut permettre à un producteur d’avoir accès à plus d’argent, plus rapidement et ce même si l’expérience du réalisateur en question est minime. Dit autrement, il semble exister un système à deux vitesses en ce qui concerne l’accès au financement pour un premier ou un deuxième film. Une vitesse rapide quand le réalisateur est connu du public et une vitesse lente quand le réalisateur est encore inconnu.

La question que Denis Chouinard soulevait est la suivante : Comment un réalisateur qui n’a jamais fait de cinéma peut-il avoir accès à des millions pour faire son premier film alors que des dizaines de cinéastes et réalisateurs plus expérimentés et souvent primés ici comme à l’étranger cherchent, sans succès et souvent depuis des années, à obtenir des fonds pour leur premier long métrage ?

Si Yves Desgagnés amène chaque fois le débat sur le terrain du droit d’un individu à créer c’est parce-que ça lui évite de devoir aller au fond d’un débat qui le place dans une position délicate. Hier ça lui a aussi valu, sans surprise, l’approbation de la foule. C’était un beau moment de démagogie.


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24/11/2006

L’affaire Michael Richards

On en parle beaucoup ces jours-ci. Le “Kramer” du sitcom Seinfeld, Michael Richards, a tenu des propos racistes et violents sur scène vendredi dernier. On peut voir le clip consternant ici.

Michael Richards devra faire plus que les excuses qu’il a faites par satellite à l’émission de David Letterman. C’est trop peu et trop facile. On dit qu’il s’est déjà excusé à quelques leaders de la communauté noire et il devrait certainement faire ses excuses aux deux spectateurs qu’il a insulté durant plusieurs longues minutes.

Mais ce ne sera sûrement pas suffisant pour les deux spectateurs insultés. Une avocate opportuniste a déjà mis le grappin sur les deux jeunes hommes et il faudra s’attendre à ce qu’ils tentent d’obtenir des dollars. Car Richards est riche à craquer et tout se paie aux États-Unis, comme on le sait. Qu’importe que le monde entier se soit rangé de leur côté. Quand vient le temps de passer à la caisse, les traumatismes sont profonds et, si possible, irréversibles…

Et puis ce n’est pas tout. Voilà maintenant que deux spectateurs affirment que Richards aurait fait une tirade antisémite. Une humoriste l’accuse aussi d’avoir tenu des propos misogynes.

Et c’est parti. As-t-il insulté les roux ? Ou les Québécois peut-être ?

Vas-t-on déterrer tout ce que Richards a dit sur scène au fil des années ? Combien de victimes le riche humoriste devra-t-il dédommager ?


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29/09/2006

C’est plate… Vite, des pinottes !

Je reprend l’excellent titre d’une lettre écrite par André Habib et publiée dans les journaux ces derniers jours. Elle constitue une réplique assez cinglante aux commentaires de Patrice Sauvé et Patrice Robitaille à Tout le monde en parle dimanche dernier…


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10/09/2006

Code d’éthique publicitaire

L’industrie québécoise de l’alcool songe à adopter un code d’éthique qui interdirait, entre autres, les publicités sexistes et celles qui encouragent la consommation excessive d’alcool. Ce n’est pas une mauvaise idée…

À quand un code d’éthique pour les fabriquants d’automobiles qui interdirait les publicités qui font la promotion de la vitesse excessive et de l’arrogance au volant ?


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8/08/2006

Al Gore’s Penguin Army

Le petit film Al Gore’s Penguin Army diffusé sur youtube.com passe pour un petit film amateur qui parodie le film d’Al Gore. Mais en fait, selon un journaliste du Wall Street Journal, le film a été créé par une firme de relations publiques et de lobbying de Washington, proche des républicains. Elle compte aussi parmi ses clients (oh surprise !) la pétrolière Exxon Mobil… C’est d’autant plus pathétique que ce petit film de 2 minutes est parfaitement idiot. Il fallait qu’il ait l’air authentique…


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21/06/2006

Les bienfaits de l’étalement urbain…

Dans La Presse Affaires, je suis tombé sur un article intitulé Les banlieues sont bonnes pour l’économie (accessible aux abonnés) qui parle de l’étude d’un certain Wendell Cox qui est présenté comme chercheur et directeur d’un institut de recherche en démographie. Cette étude qui fait l’apologie de l’étalement urbain (oui vous avez bien lu) a été préparée pour l’Institut économique de Montréal.

On croirait presque qu’il s’agit d’une blague. Cox va même jusqu’à critiquer Toronto pour avoir établi une ceinture verte autour de la ville ! J’ai donc cherché quelques renseignements sur ce Wendell Cox. D’abord il est connu comme opposant au transport en commun. Mais il semble qu’il a aussi défendu par le passé les intérêts de constructeurs de routes. Il est également lié au Heartland Institute, un organisme de droite qui s’obstine à minimiser l’impact des changements climatiques et qui serait, selon plusieurs sources, financé en partie par l’industrie du pétrole (Exxon).

Or l’article de La Presse Affaires le présente comme un simple chercheur… Heureusement, Le Devoir a publié un article beaucoup plus critique ce matin.

Voici en terminant l’étude en question sur le site du très objectif Institut Économique de Montréal…


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11/05/2006

Le site de l’INA

Ouf ! Je brise un mois de silence sur ce blogue pour vanter le site de l’Ina (Institut National de l’Audiovisuel de France) ou on peut fouiller dans les archives de la télévision française. Reportages, entrevues, bulletins de nouvelles… J’espère qu’on aura droit à la même chose ici un jour.


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17/02/2006

Les partys de McGill

L’histoire des partys osés de l’université McGill semble exciter les journalistes au moins autant que les étudiants qui y participent. Devant ce genre d’histoires, ils sont comme des enfants dans un magasin de jouets.

Pour les groupes de femmes (le conseil du statut de la femme, entre autres), ces étudiantes qui se dénudent ne sont que les dernières victimes d’un vaste complot ourdi par des hommes sans scrupules, complot qui vise bien entendu à réduire la femme à l’état de marchandise. Je jurerais avoir déjà entendu ça quelque part.

Je n’ai pourtant aucun mal à imaginer que ces étudiantes se sont prêtées à ces jeux (car c’est bien de cela dont on parle) de façon tout à fait volontaire, tout comme leurs collègues masculins. N’est ce pas un bon exemple de l’égalité des sexes ? Les femmes ne sont plus forcées d’être raisonnables à tout moment. Elles peuvent faire les même folies que les hommes. Ça m’apparait à moi comme étant positif.

Les sexologues interrogées (notez le second e) dans les médias (toujours les mêmes, pour ne pas dire la même) nous répètent une fois de plus que ce genre d’activités banalise la sexualité. Or si la sexualité est de plus en plus banalisée, comme on le dit, pourquoi ces événements font-ils autant de bruit ?


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16/10/2005

Cooper et Landrieu

Durant la crise à la Nouvelle-Orléans, j’avais vu en direct sur CNN une entrevue qui allait me rester en mémoire et qui me sembalit assez révélatrice de la crise qui a suivi Katrina. Cette courte entrevue en direct entre Anderson Cooper et la sénatrice Mary Landrieu a fait beaucoup jaser car Cooper s’est impatienté devant le discours superficiel de la sénatrice qui n’en finissait plus de remercier tous ses collègues… On peut voir avec plaisir ce segment sur le site Crooks and Liars.


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7/09/2005

Un libertarien sympathique ?

Je lis depuis un moment les articles de Gilles Guénette sur le Québécois Libre, un webzine libertarien. Je n’adhère pas vraiment à cette pensée qui préconise un désengagement presque total de l’état au profit de libertés individuelles, mais ici au Québec je trouve que ça fait un contrepoids intéressant à des idées reçues qui sont rarement remises en question. Et puis j’ai toujours apprécié les gens qui disent tout haut ce que les autres n’osent même pas penser.

Guénette s’intéresse particulièrement à la culture et aux médias. Il semble plus nuancé que la plupart de ses collègues, même s’il ne connait (heureusement) pas la rectitude politique. Ses analyses sont généralement intéressantes et réfléchies, qu’on soit en accord ou pas avec ses opinions. Puis j’admet que ses moqueries sur l’interventionnisme de l’état Québécois, le langage alarmiste ou naïf des groupes sociaux et même ses critiques qui portent sur les artistes me font sourire. Il n’a pas tout à fait tort…


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12/05/2005

“OiO” à Radio-Canada

Le film d’animation “OiO” sera présenté à Radio-Canada ce samedi à 21h30. Ce court-métrage de 9 minutes est fait de jets de peinture et a nécéssité 11 ans de travail ! Il sera d’ailleurs suivi d’un documentaire qui suit, année après année, le travail acharné du cinéaste Simon Goulet (aucun lien de parenté connu avec moi).

Lire le communiqué

Voir le site du film


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28/04/2005

La Planque

Ce soir (jeudi) à 19h30 sur ARTV on présente La Planque, un long-métrage québécois réalisé avec un maigre budget de 30 000 $ (de mémoire). Les deux cinéastes qui sont derrière ce film on étudié le cinéma à peu près en même temps que moi à l’Université de Montréal. Je les connais à peine, mais je suis tout de même curieux de voir ce film.

Plus de détails sur le film


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11/04/2005

André Forcier et la colère des cinéastes

J’ai rencontré le cinéaste André Forcier en 1996. Je lui avais téléphoné pour faire une entrevue dans le cadre d’un cours à l’Université de Montréal. Il m’avait invité chez lui au déjeuner, dans la maison qu’il a du vendre depuis pour financer ses deux plus récents longs-métrages. Le personnage était un peu intimidant. Très sérieux lorsqu’il parlait de son travail, plus amical et jovial une fois l’entrevue terminée.

Le Forcier de l’époque était beaucoup plus serein que celui que j’ai lu en entrevue dernièrement et vu ce soir à “Tout le monde en parle". Le cinéaste a du se battre ces dernières années et ça parait. Lorsqu’il a qualifié Charles Binamé de “tâcheron” on a senti un grand malaise tout autour. Le cinéaste est resté en mode combat…

Ca peut sembler excessif, mais les remarques du genre ne sont pas rares dans le milieu du cinéma. Les institutions gouvernementales distribuent des millions et des millions dans le cinéma. Mais cet argent se retrouve dans un nombre de plus en plus petit de mains, notamment à cause de ces primes à la performance que les cinéastes rejettent. J’y reviendrai.

Aussi, le cinéma québécois nouveau (plus populaire et plus “glamour") attire de plus en plus de gens vers la réalisation. Il attire notamment des gens qui ont eu du succès dans d’autres domaines et qui veulent se lancer dans le cinéma. Et il semble qu’avoir un “nom” aide beaucoup quand vient le temps de faire financer un projet de film.

La grogne faisait déjà rage depuis un moment. Elle est sortie au grand jour dernièrement. La plupart des réalisateurs de l’ARRQ (Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec) demandent que les institutions définissent plus clairement l’expérience qui est nécéssaire pour pouvoir faire un long-métrage, que les montants alloués tiennent compte de l’expérience et qu’elles appliquent les mêmes règles pour tout le monde, vedette ou pas…

Ce sont des demandes parfaitement légitimes et nécessaires.

Se sentant visé, Guy A. Lepage a répliqué qu’il avait de l’expérience en réalisation télévisuelle. Tout à fait vrai, mais il est certainement la seule personne au Québec a avoir fait un premier film… avec 5.5 millions de dollars ! Un privilège qui n’est certainement pas accessible à tous.


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10/04/2005

Radio-Canada et le pouvoir de notre argent

Dernièrement, le vice-président à la programmation de TVA a dénoncé Radio-Canada qui utilise ses fonds publics pour offrir des salaires alléchants à des animateurs ou pour damer le pion à ses compétiteurs lors de l’achat de séries. Or, même si lui et moi n’avons vraiment pas les mêmes goûts, je pense qu’il a parfaitement raison de monter au front.

Selon Cyberpresse, Radio-Canada aurait dépensé près d’un demi million pour acheter la séries “Perdus", la version française de “Lost", qui intéressait aussi TVA. Et à peu près le même montant pour la version française de “Desperate Housewives” que voulait acquérir la chaine Séries+. La télévision privée aurait donc présenté les même séries, mais sans que ça coûte un sou en fonds publics. Et dans le cas de TVA, l’accessibilité aurait été la même…

Et ce juste au moment ou on coupe dans Zone Libre. C’est navrant.

Dans le même article on apprend aussi que Radio-Canada donne de généreux salaires à ses animateurs… Mais selon l’agent de l’une d’elle, cela devrait rester privé. Car bien sur, quoi de plus déplacé que de parler de dépenses publiques en public…


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23/03/2005

Contributions

Merci à Marc-Antoine pour sa contribution sur Jeff Fillion. Car effectivement, les membres peuvent aussi publier des articles. Pour ma part, je reviens sous peu…


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22/03/2005

Jeff Fillion pris au piège par ses propres principes ?

Par Marc-Antoine

On compare souvent Jeff Fillion aux libertariens, ces gens qui désirent que le rôle de l’État soit réduit à son strict minimum, afin de maximiser les actions individuelles et le développement d’un libre marché « à la Adam Smith ». Ces revendications sont faites au nom d’une liberté individuelle qui nous donnerait le droit de devenir souverains sur notre corps, sans être soumis à des lois imposées par une élite qui ne nous représente pas.

Lorsque l’instance étatique qu’est le CRTC veut faire taire un animateur aux tendances libertariennes, il n’est donc pas étonnant de voir ses auditeurs sortir dans la rue pour dénoncer Big brother.

La logique libertarienne amène les individus à tout faire pour régler leurs problèmes sans aide extérieure, dans un premier temps, et à intenter des poursuites devant les tribunaux en dernier recours. (le recours aux instances législatives et exécutives, tel le CRTC, serait à bannir). Jeff Fillion avait, jusqu’au procès de Sophie Chiasson, réglé les cas à l’amiable, sans se rendre à « l’étape ultime ».

La logique libertarienne voudrait aussi que ce soit les règles du marché qui régissent la pertinence de garder ou non un animateur en ondes. Les cotes d’écoute et les annonceurs deviennent donc les grands patrons.

C’est carrément cette logique qui a provoqué le départ de Jeff Fillion. En s’en prenant à une présentatrice météo qui ne fait pas partie de l’élite “crasse” dénoncée jour après jour par l’animateur de Québec, ce dernier a perdu une bonne partie de son appui populaire et celui… des annonceurs.

En plus de cela, l’assurance (privée) qui permettait de dédommager victimes ne tiendra plus pour payer les dommages fait à Sophie Chiasson. Comme le disent si bien leurs défendeurs, les compagnies d’assurances veulent faire du profit, on ne leur demandera quand même pas de devenir des œuvres de charité !

Quant à la poursuite de Sophie Chiasson, Jeff Fillion devrait être content de voir qu’elle pris ses responsabilités, et qu’elle ne lui a pas fait face par l’entremise du CRTC. Sa joie a certainement été de courte durée, car au bout du compte, il n’aura pas survécu à son premier vrai procès… « Poursuivez-moi », qu’il disait…

Au bout du compte, ce n’est pas donc pas l’État qui aura fait taire Jeff Fillion, mais plutôt les grands principes qu’il prône lui-même. Le couperet n’est finalement pas venu du CRTC, et les gens qui crient encore à la censure sont minoritaires. Les libertariens ont vu que leurs propres principes ont des limites. Même si nous vivions dans un régime d’État minimal, la liberté d’expression se limiterait là où elle affecte autrui.

Tiens, dans ma dernière phrase, j’ai l’impression de citer indirectement John Stuart Mills, philosophe qui semble inspirer grandement… les libertariens. Du moins, les plus philosophes d’entre-eux, pas ceux qui nuisent à leurs mouvements en les faisant passer pour des post-adolescents à casquette. Le niveau de langage et de savoir-vivre de ces gens est demeuré à un niveau si primaire qu’on les regarde davantage comme étant des imbéciles plutôt que les défenseurs d’une quelconque idéologie…


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16/03/2005

Un peu plus sur les blogues…

J’ai peu de temps pour écrire des articles, mais j’ai toujours un peu de temps pour découvrir. Et depuis peu je découvre le monde des blogues. J’avoue être fasciné davantage par les possibilités offertes que par le contenu découvert pour le moment, mais avec le temps on finit par dénicher des blogues qui rejoignent nos intérêts.

Pour suivre une série de blogues et de sites de nouvelles, il y a les fils RSS. Il s’agit d’un lien qu’on entre dans un “agrégateur” de nouvelles (j’utilise RSSOwl sur Mac) pour consulter une multitude de sites et voir d’un coup d’oeil les nouveaux articles. On peut ajouter mon fil RSS en copiant ce lien dans un agrégateur.

Mais pourquoi se limiter à des articles… Voici donc L’audioblog de Luc St-Élie (un blogueur français), sorte de radio personnelle. Ça s’appelle aussi du “podcasting” si j’ai bien compris. À noter que les articles écrits de Luc sont fort intéressants aussi pour les mordus de technologie.

Il existe aussi des videoblog(ue)s, comme celui de Steve Garfield qui a l’avantage d’être en format Quicktime… Mais ils semblent encore peu répandus.

Pour ma part, je tenterai sûrement l’expérience de la vidéo dans un avenir rapproché…


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20/02/2005

Le gala du Huard

Réaction à chaud…

En tant qu’animateur du Gala des Jutra, Patrick Huard s’est surtout intéressé à lui-même. La plupart des ses blagues sont tombées à plat. Pire, il a occupé beaucoup trop d’espace, ce qui en a laissé bien peu aux gagnants. C’est pourtant pour eux qu’on fait cette soirée.

Si Patrick Huard voulait prendre la défense des humoristes, il a plutôt bien illustré leur omniprésence. Et la sienne.

Et comme si on n’avait pas eu assez de Patrick Huard sur scène, c’est aussi lui qui jouait dans ces trois courts-métrages insipides (gagnants d’un concours) qui ont été présentés durant la soirée. Comble de l’absurde, on a du comme à chaque année donner des prix hors d’ondes. Dont celui du meilleur court-métrage… Si ce sont les “cinéastes de demain” (comme l’a dit Raymond Bouchard) qui font des courts-métrages, il semble qu’on n’avait pas d’espace pour eux aujourd’hui. Demain on verra.

Consolation, c’est le film de Francis Leclerc, Mémoires Affectives, qui a remporté le Jutra du meilleur film. Ça lui donnera davantage de visibilité. Et puis l’hommage à Michel Brault, grand cinéaste remarquable d’humilité, nous aura fait oublier l’animateur durant un moment…

Est-ce que quelqu’un pourrait offrir beaucoup d’argent à Sylvie Moreau et à François Papineau pour les ramener à l’animation du gala des Jutra ? Le gala de l’année dernière était tellement plus réussi.


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5/02/2005

Musique, Internet et mécénat

Le film d’animation Les triplettes de Belleville a connu un succès international. Et sa trame sonore s’est vendue à 165 000 exemplaires. Malgré ce succès, le compositeur Benoit Charest est loin d’avoir fait fortune. En fait il semble qu’il n’ait pas touché un sou encore sur la vente des albums ! Aussi, il a dû annuler les deux spectacles qu’il produisait lui-même et qui devaient êtres présentés dans le cadre de Montréal en Lumières. Pas assez de billets vendus…

Benoit Charest devrait s’en tirer à moyen terme avec toute la visibilité acquise et les projets en vue. Mais je prend cet exemple pour amener ceci :

Je m’étonne toujours qu’on ne supporte pas davantage les artistes du domaine de la musique.

L’industrie du disque ne reçoit que 0,4 % des subventions en culture des trois paliers de gouvernement (chiffres de 2001-2002) Cela explique aussi pourquoi les artistes du disque (auteurs, compositeurs et interprètes) sont inquiétés par le phénomène du piratage : ils sont extrêmement dépendants des ventes et donc du marché.

Est-ce parce qu’on peut “vivre” de la musique que les gouvernements ne s’engagent pas davantage ? Quand je regarde les sommes colossales qu’on dépense pour la radiotélédiffusion, je me dis qu’on pourrait certainement faire davantage pour l’industrie du disque, ne serait-ce que pour briser la dépendance envers le marché. Parce que la musique et la chanson ne sont pas plus des marchandises que les autres formes d’art.

Mais les artistes qui évoluent dans l’industrie du disque et du spectacle ont un atout que d’autres n’ont pas. Ils ont un rapport très étroit et assez direct avec leur public. Aussi je crois qu’ils ont intérêt à explorer de nouvelles sources de revenus. En mettant sur pied un site Internet payant ou le public le plus fidèle peut avoir accès à certaines chansons, aux clips ou à d’autre matériel, ou plus simplement en offrant un système de dons. On pourrait aussi donner la possibilité au public de contribuer à certains projets en échange d’un accès qui permette de suivre le développement du projet en question, ou en offrant un accès direct et privilégié à l’artiste lui-même.

Une sorte de mécénat moderne qui me semble être à la portée des auteurs compositeurs et interprètes car leur public est généralement assez fidèle.

Le site de Benoit Charest


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19/01/2005

Les Zapartistes

J’aime les Zapartistes. Même quand leur humour est enseveli sous un message trop lourd, comme c’est parfois le cas à l’émission Il va y avoir du sport, il reste d’une lucidité rassurante dans le paysage actuel. Et ils ont des convictions, ce qui nous laisse espérer qu’ils vont garder le cap, peu importe le succès qu’ils connaîtront dans l’avenir.


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10/01/2005

So long… Tucker !

Le très fendant Tucker Carlson quitte CNN. Le commentateur politique conservateur libertaire au noeud papillon s’est fait virer. Ils manquera beaucoup à tous les canadiens dont il aimait bien se moquer…

CBC News: CNN lets Tucker Carlson go


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© Étienne Goulet   •  Publié à Montréal ( Québec )   •  Réalisé avec WordPress



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