On dit que rien ne peut mettre totalement à l’abri d’un événement comme la fusillade au Collège Dawson. C’est vrai. De là à prétendre qu’il n’y a pas grand chose à faire et que le mal existera toujours, comme certains le font, il y a un grand pas que je ne franchirai jamais.
Au départ, si une de vos connaissances s’achète une arme semi-automatique et prétend qu’on va bientôt parler de lui à CNN, ce n’est sûrement pas parce qu’il croit être sur le point de découvrir un nouveau vaccin. On entend trop souvent les proches de l’assassin dire “je ne pensais pas qu’il était sérieux” après une fusillade de ce genre. Pour ne pas dire à chaque fois. Il serait peut-être temps qu’on cesse de prendre à la légère ce genre d’attitude.
Aussi, à ce que je sache, le droit de posséder des armes n’existe pas au Canada. Ce serait plutôt un privilège. Il serait peut-être démesuré d’interdire à tout citoyen de posséder une arme à feu, mais on pourrait à toute le moins interdire les armes semi-automatiques. Faute de pouvoir empêcher les individus de tuer, on pourrait au moins les empêcher de le faire efficacement et rapidement. Ce serait la moindre des choses…
Aussi, les policiers étaient tout proches du Collège Dawson quand la fusillade a commencé et l’établissement est situé en plein centre-ville de Montréal. Reste que le tireur, Kimveer Gill, a réussi à faire bien des victimes, même avec les policiers à ses trousses. Si certaines leçons ont été tirées de Polytechnique, on peut difficilement croire qu’il n’y a plus rien à faire pour rendre encore plus efficace ce type intervention, considérant toutes les technologies qui existent aujourd’hui. Si ce type d’événement survient dans un endroit plus isolé dans l’avenir et que la chance n’est pas au rendez-vous, est-ce que l’intervention sera aussi efficace qu’elle l’a été mercredi dernier ?