6/09/2009
Je suis aussi sur Twitter…
31/05/2009
Comme vous pouvez le constater, ce blogue n’est plus alimenté depuis l’automne 2008. Il renaitra peut-être plus tard, possiblement à l’adresse : http://www.etiennegoulet.com/blogue
Pour le moment je vous invite à visiter mon site (ou à me retrouver sur Facebook ou Myspace).
1/10/2008
Les artistes que l’on voit partout dénoncer les coupes en culture du gouvernement Harper répètent souvent qu’ils ne font pas cela pour eux, mais pour les artistes en arts visuels, en littérature ou en danse qui tirent le diable par la queue.
Or, il y a une institution gouvernementale qui a comme mandat d’aider directement les artistes dont le travail n’a pas d’objectif commercial et qui repose davantage sur la recherche et l’expérimentation. Une institution qui aide donc beaucoup d’artistes qui travaillent en marge de la production commerciale.
On l’appelle le Conseil des Arts du Canada…
Or, ironiquement, le budget du Conseil est passé de 150 à 180 millions durant le bref mandat des conservateurs. Une augmentation importante qui bénéficie aux artistes qui sont souvent les plus démunis…
Pourtant, les nombreux artistes qui ont dénoncé les coupes devant les caméras et les micros n’ont jamais, à ma connaisance, mentionné l’augmentation du budget du Conseil des Arts du Canada.
Pourquoi ? Parce-qu’il faut noircir à n’importe quel prix ce gouvernement ?
Dénoncer les coupes et vouloir le départ des conservateurs est tout à fait légitime (c’est mon souhait), mais ce n’est pas en faisant une caricature grossière du gouvernement Harper qu’on y parviendra.
Comment croire, par exemple, qu’un gouvernement qui augmente le budget du Conseil des Arts veut faire taire les artistes, alors que l’institution a la réputation de donner des bourses à des artistes qui suscitent la controverse ?
9/09/2008
Il se dit toutes sortes de bêtises sur les récentes coupes en culture, autant du côté des gens qui les défendent que chez ceux qui les subissent…
Jusqu’à maintenant, l’analyse la plus intelligente et la plus lucide sur le sujet vient d’une véritable experte en la matière, soit l’ancienne ministre du Patrimoine, Liza Frulla. Des propos exempts de partisanerie et de démagogie qu’il fait bon lire :
Marc Cassivi : La culture électorale selon Liza Frulla
À lire absolument si on s’intéresse au sujet.
24/08/2008
J’aime bien cette citation de Robert Rodriguez dénichée sur le site du International Film School of Sydney qui est par ailleurs une bonne source d’informations. Les ressources pour les étudiants sont en effet accessibles à tous.
3/06/2008
Tout à fait d’accord avec cette lettre du sociologue Jean-Serge Baribeau publiée dans Le Devoir. Parlant de VLB, il rappelle à ceux qui l’ont oublié ce qu’est la liberté d’expression. Il souligne avec raison que le blâme contre Yves Michaud en 2000 à l’Assemblée Nationale était une sérieuse entorse à la liberté d’expression.
Mais il y a bien pire. En France, l’état peut vous condamner à des amendes ou même à la prison pour avoir exprimé une simple opinion. Baribeau fait référence à Robert Faurisson, condamné il y a une quinzaine d’années pour “contestation de crime contre l’humanité". Mais plus récemment, Jean-Marie Le Pen a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour ses propos sur l’occupation allemande en France. Il avait qualifié l’occupation de “pas particulièrement inhumaine". Il a été reconnu coupable de “complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crime contre l’humanité"…
Quoi qu’on pense du personnage et de ses propos, il me semble inacceptable de condamner quelqu’un pour ce qui n’est d’évidence qu’une opinion. D’autant plus que les mots utilisés n’ont pas une signification précise. Que veut dire “inhumaine” exactement ? Même le “particulièrement” porte a bien des interprétations.
Dans tous les cas, ça reste une opinion et la bêtise de la condamnation et des lois qui en sont à l’origine me dépasse.
Aussi, si Victor Lévy-Beaulieu vivait en France, il serait probablement mis à l’amende pour “incitation à la haine raciale". Je ne blague pas du tout. Mais heureusement, la liberté d’expression se porte un peu mieux ici… Juste un peu.
24/04/2008
J’ai profité de l’hiver pour avancer sur un projet de scénario de long métrage que j’avais entrepris d’écrire à titre de scénariste il y a déjà presque un an. N’étant pas à la veille de réaliser un premier long métrage comme réalisateur, je m’étais dit qu’il me serait possible d’en écrire un pour quelqu’un d’autre, à condition que ce ne soit pas trop personnel. C’est ce que j’ai fait. Ça parle de sentiments et, indirectement, de politique.
Je suis maintenant rendu à l’étape de faire circuler ce projet et, surtout, de faire en sorte qu’il soit lu par des producteurs et réalisateurs. Tout un défi pour moi qui suis encore inconnu dans le milieu. J’ai tout de même fait quelques contacts au 5 à 7 des producteurs qui avait lieu lors des derniers RVCQ.
Aussi, j’ai toujours l’intention de tourner “Écarts de conscience", un court métrage sur lequel j’ai mis déjà beaucoup de temps depuis 18 mois, mais qui, au niveau créatif, n’allait plus nulle part. Je suis reparti sur une autre idée, plus originale, plus audacieuse et plus drôle. En fait, j’ai voulu alléger mon propos et je pense l’avoir rendu plus mordant ! C’est un film sur la création et la vie d’artiste, mais avec un regard moqueur. Et je me moque d’abord de moi-même…
J’ai récupéré une bonne part du travail fait sur l’ancienne version et j’ai même terminé la semaine dernière le démo qui je présenterai bientôt à des potentiels collaborateurs au niveau de la production. Il me reste aussi à fignoler le scénario.
Inutile de dire qu’en ce moment je suis gentil avec tous les gens qui sont producteurs ou productrices (voyez ici la rectitude politique). Je m’abstiens même de critiquer les primes à la performance, jusqu’à nouvel ordre. C’est tout dire.
21/03/2008
Le ministre Raymond Bachand invite les gens à dénoncer les commerces qui ont plus que 4 employés durant les jours fériés…
De quoi les gens doivent-ils se plaindre au juste ? D’avoir été trop bien servis ?! De ne pas avoir attendu en file assez longtemps ?!
11/03/2008
Après les réalisatrices qui se disent victimes de discrimination dans l’industrie du cinéma, c’est au tour des musiciennes de se dire aussi victimes de discrimination dans leur milieu…
Je pense que le fait de se voir comme une victime du système (qu’on le soit véritablement ou pas) nous place dans une position assez rassurante malgré les apparences. Si on réussit c’est parce-qu’on a eu le courage d’affronter un système discriminatoire et on l’a même vaincu. Si on échoue c’est parce-que ce système discriminatoire et injuste et nous a forcé à l’abandon. C’est une position dans laquelle on ne peut jamais vraiment échouer par sa propre faute…
Je ne prétend pas que la discrimination est inexistante dans le milieu du cinéma et de la musique. Mais il faut admettre que le simple fait de croire qu’elle existe peut fournir un formidable alibi pour justifier tout échec. Et les échecs dans ces deux domaines sont forcément plus nombreux que les réussites.
J’ai fait face à plusieurs refus déjà dans le monde du cinéma. Sur le coup, on peste contre le système de financement, les jurys, les comités de sélection, les producteurs ou productrices, etc… Mais n’ayant pas d’arguments valables pour faire de moi une vraie victime, j’ai du me remettre au travail et me dire qu’il fallait faire mieux encore… Ce qui m’apparait plus constructif.
Je ne saurais dire si les arguments avancés par les musiciennes sont convaincants. Ce n’est pas mon domaine. Pour ce qui est des réalisatrices, je ne suis pas convaincu, j’étudie la question… et j’y reviendrai (je dis ça comme si vous étiez impatients de me lire!).
29/02/2008
On commence à réagir vivement au projet de loi C-10… Et on apprend qu’il y aurait derrière ça l’influence d’un groupe chrétien qui estime que Téléfilm ne devrait financer que des films qui se regardent “en famille” (!). Et non, ce n’est pas une fiction :
Industries culturelles : Pas d’argent pour troubler l’ordre public
28/02/2008
Il faut presque se pincer pour croire à cette nouvelle.
Un amendement au projet de loi C-10 permettra au ministère du Patrimoine d’annuler les crédits d’impôts aux projets qui franchiraient “la ligne de la moralité"…
Mais quelle est donc cette ligne ?
Le ministère du Patrimoine précise qu’il s’agit de films qui contiendraient de la pornographie infantile…
Alors que les producteurs de pornographie infantile se le tiennent pour dit ! Pas de crédits d’impôts du fédéral ! On ne rigole pas avec ça au Canada !
On précise aussi “violence gratuite” ou “dénigrement d’un groupe précis” c’est à dire tout et n’importe quoi…
On s’en doute, cette portion de la loi est plutôt théorique. Il y a peu de chances qu’on l’applique. Mais ça ouvre tout de même la porte à la censure…
23/02/2008
Je l’entend… Il respire encore… Et je tenterai de le raviver sous peu avec quelques commentaires sur ma fréquentation des RVCQ, les films vus dernièrement et mes projets à venir.
Et puisque mon titre fait référence au film des frères Coen, j’en profite pour dire que je ne partage pas l’enthousiasme quasi unanime des critiques pour ce No Country for old Men qui ne m’a pas fait oublier 2 minutes l’excellent Fargo.
Fargo opposait la brutalité et la bêtise des uns, à la simplicité et à l’humanité des autres, tout ça avec un humour succulent. “No country…” nous laisse face à des personnages auxquels je n’ai jamais cru vraiment, tant ils sortent tout droit du cinéma. Le film reste plutôt réussi et habilement réalisé, mais je me suis demandé aussi si toute cette violence n’était pas un peu démesurée par rapport au propos… D’ailleurs la dernière fois ou j’ai vu pareil unanimisme chez les critiques, c’était à la sortie de History of violence de Cronenberg il y a quelques années. La plupart des critiques criaient au génie. J’ai tant cherché à comprendre pourquoi…
18/12/2007
Ce matin j’apprend que l’OPC a fixé des nouvelles règles concernant les achats à distance. Les commerçants doivent maintenant fournir (par courriel ou pdf) toutes les informations pertinentes sur le produit. En cas de non respect de ce contrat, le client pourra annuler l’achat. Il pourra également se faire créditer l’achat sur sa carte de crédit si le commerçant ne le rembourse pas. Enfin un peu de ménage dans ce joyeux bordel qu’est le monde de la vente en ligne. À lire ici.
Puis ce soir, j’apprend que la Ministre Julie Boulet ajoute un amendement à son projet de loi sur la sécurité routière pour encadrer les publicités qui font l’éloge de la vitesse (Il était temps !).
Québec confiera donc à la Société de l’assurance automobile du Québec le mandat d’établir les lignes directrices d’une loi interdisant « tout message publicitaire qui témoigne d’une insouciance à l’égard de la sécurité routière en présentant des situations qui encouragent des gestes imprudents, dangereux ou prohibés ».
L’air de rien comme ça, deux petits pas en avant, très concrets… On est bien loin de la tourmente identitaire qui prend toute la place, mais qui ne mène nulle part…
27/11/2007
L’été dernier, j’ai été contacté par le journaliste Marc Lajambe qui cherchait des informations pour deux articles sur l’industrie du cinéma. Il a retenu quelques-uns de mes commentaires dans ses textes. Voici un des deux articles. L’autre n’est disponible que dans la version papier.
10/08/2007
Dans une entrevue donnée à Canoë pour la sortie de son film “Les 3 p’tits cochons", Patrick Huard estime que ceux qui critiquent son passage à la réalisation s’en prennent à sa liberté d’expression. Il joue ici le même jeu qu’Yves Desgagnés. Celui du martyr.
Dans les faits, ça n’a rien à voir avec la liberté d’expression.
Tout le monde peut faire du cinéma. Mais les fonds sont publics… et limités. Avoir accès à ces fonds est un donc un privilège. Et c’est un privilège qui doit être accordé en fonction du talent et de l’expérience. Pas en fonction de la notoriété.
Le commun des mortels doit donc “faire ses preuves” AVANT d’avoir accès à ces fonds. Il doit démontrer un minimum de talent et de maitrise du langage cinématographique. Et c’est un cheminement long et ardu. Tous les gens qui veulent faire des films et qui ne sont pas des vedettes connaissent cette réalité.
Or plusieurs personnalités ont pu faire un premier long métrage sans réaliser une seule minute de cinéma de fiction auparavant. Comment peut-on savoir s’ils ont du talent ?
On donne à des personnalités une chance que n’ont pas les autres. Réaliser un premier film, avec beaucoup d’argent en plus, sans avoir démontré un véritable talent et une maitrise du cinéma de fiction (je précise).
Plusieurs diront qu’on saura bien, après le premier film, si le réalisateur a du talent. Oui c’est vrai. Et je ne serais pas surpris du tout que Patrick Huard en ait. Mais il vaudrait mieux se faire une idée avant. On ne dépense pas des millions de dollars de fonds publics à tout hasard !
19/07/2007
Je n’ai pas abordé le sujet sur ce blogue, mais devant le déluge de bêtises que j’entend et que je lis un peu partout, je ne peux pas ne pas réagir. Trop c’est trop.
Je suis favorable à l’intervention en Afghanistan depuis le début. D’ailleurs, faut-t-il rappeler qu’à cette époque la majorité des Canadiens y étaient favorables ?
Disons les choses comme elles sont, si beaucoup ont changé d’idée c’est parce-qu’ils n’avaient pas pris le temps il y a quelques années de comprendre véritablement le pourquoi de cette mission. Entre un rendez-vous chez le dentiste, une visite au garage et une partie de balle-molle, les Canadiens se sont dit qu’il ne pouvaient pas être contre une belle mission de reconstruction…
Le gouvernement canadien a profité de cette relative indifférence pour éviter le sujet délicat des pertes de vies humaines. La suite nous a fait comprendre pourquoi. Dès les premières pertes, les canadiens étaient déjà prêts à renoncer…
Mais rappelons les faits. Les États-Unis ont été attaqués par un groupe terroriste qui s’entraînait, à ciel ouvert et en toute liberté, en Afghanistan. Pourquoi là ? Parce-que le régime des Talibans est le seul qui leur offrait l’asile. Parce-que le chef des Talibans est un proche de Ben Laden et qu’ils partagent une même haine des États-Unis et de l’occident en général. Le régime des Talibans est donc complice d’Al Quaida et la cible légitime des États-Unis.
Le Canada fait partie de l’OTAN comme les États-Unis. En ce sens, il a des obligations. Venir en aide aux autres pays de l’OTAN fait partie de ses obligations. C’est pour cette raison qu’il s’est engagé aux cotés des États-Unis en Afghanistan. Une intervention légale en regard des lois internationales, faut-il le rappeler encore une fois. Tout État a le droit de se défendre.
Aussi, le fait que le régime des Talibans soit abject n’est pas la cause de cette guerre. Mais cela devrait ajouter à notre détermination à le chasser du pays.
Les Talibans détestent tout ce à quoi nous croyons profondément : la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté d’expression, la libre entreprise, l’éducation laïque, la culture, les sciences, le progrès, les droits de la personne…
Ils n’existent que pour nous détester. Ils sont le fruit de la haine pour l’occident. Et ce n’est pas une image.
Si mettre fin à un tel régime ne constitue pas une motivation, je me demande bien ce qui peut encore nous motiver.
Je respecte les gens qui sont opposés à la mission en Afghanistan. Mais ils pourraient au moins cesser de nous balancer toujours les mêmes clichés sur Bush, le pétrole, la CIA, les marchands d’armes et même les banques… Peut-on quitter ce petit monde manichéen pour se parler entre adultes intelligents ?
Car tout ce qu’on entend ce sont des théories de complots qui impliquent les forces du mal habituelles… Ça devient extrêmement lassant et ça n’apporte rien au débat.
6/07/2007
La ministre Julie Boulet a annoncé une série de mesures pour améliorer le bilan routier au Québec. Je salue l’initiative (qui n’en est pas une en fait) et j’espère qu’elle ne reculera pas devant les pressions de l’industrie du taxi ou celle du camionnage qui voudraient bien rester à l’abri des photo-radars, entre autres… À voir les réactions enthousiastes des chroniqueurs de la presse écrite et de nombre de groupes d’intérêts, j’estime qu’elle aurait bien du mal à reculer. L’appui est presque unanime. L’accueil favorable de ces mesures indique aussi qu’elles pourraient se concrétiser assez rapidement.
Tant mieux. On voit d’ailleurs mal qui pourrait trouver des arguments convaincants pour mettre un frein à ces réformes.
Voici un un extrait du discours de la ministre qui montre que le fatalisme n’a pas sa place en matière de sécurité routière :
En 2006, le taux de décès par 100 000 habitants était de 9,6 au Québec. Si on appliquait le taux de la France au Québec, il y aurait eu 151 décès de moins sur nos routes. Avec le même taux que les Pays-Bas, c’est 392 vies qui auraient été sauvées. En 2005, en appliquant le taux de l’Ontario, le Québec aurait eu 476 morts, ce qui aurait permis de sauver 241 personnes.
Tout reste à faire. Ce n’est qu’un début.
9/06/2007
L’arrondissement ville-marie à Montréal a décidé d’interdire les chiens au Parc Émilie-Gamelin. Ça fait évidemment resurgir le débat sur les jeunes de la rue…
Pour certains, c’est encore une façon d’exclure davantage les jeunes de la rue. Mais faut-t-il tout leur permettre pour qu’ils se sentent acceptés ?
Il est tout de même légitime que l’arrondissement mette en place des règlements pour améliorer la qualité de vie de ses résidents. Il n’y rien de honteux à ce que la mairie se préoccupe d’abord des gens qui habitent ou qui travaillent dans le quartier. Et cette qualité de vie implique des règles à suivre. Le fait d’avoir traversé des épreuves difficiles, comme c’est le cas de beaucoup de jeunes de la rue, ne les soustrait pas aux règles de la vie en société. N’en déplaise aux grands sensibles, qui estiment qu’en tant que “victimes", ils ont tous les droits et aucune responsabilité.
Certains croient que les gens qui habitent au centre-ville (ou même la grande ville) devraient accepter ses désagréments sans trop broncher.
Je crois tout le contraire.
La ville, c’est un endroit créé de toutes pièces pour vivre. Si il y a un endroit ou on devrait pouvoir s’offrir une qualité de vie, c’est bien en ville !
On réussit de peine et de misère à convaincre les gens qu’ils peuvent avoir une vie aussi agréable en ville qu’en banlieue. Mais une fois qu’il s’y établissent, ils n’auraient pas le droit de se plaindre de quoi que ce soit ?
Alors que les gens qui habitent hors des grands centres voudraient avoir accès à tous les services, les gens qui habitent en ville devraient se taire et renoncer à bien vivre ? Quelle absurdité…
20/05/2007
De nouvelles pistes cyclables, le tramway, le prolongement du métro, des rues plus vertes, une circulation apaisée, une charte du piéton… Le maire de Montréal semble avoir vu la lumière ! On croirait entendre Richard Bergeron, mais c’est bel et bien l’actuel maire Gérald Tremblay qui nous propose tous ces projets. Comme s’il venait juste de se rendre compte que l’automobile prend beaucoup trop de place en ville. Il vaut mieux tard que jamais.
Depuis il ne cesse de donner des entrevues ou il parle de qualité de vie, d’environnement, de sécurité pour les piétons et les cyclistes… S’il continue à dire des choses aussi intelligentes, je vais bien finir par regretter d’avoir dit autant de mal de lui lors de la controverse de l’Avenue du Parc (pas tant dans ce blogue que dans le privé).
(ndlr : le titre fait référence à un court métrage de Jean-Claude Lauzon que je n’ai malheureusement jamais vu)
11/04/2007
J’ai vu vendredi dernier le fameux film L’illusion tranquille, un documentaire qui critique durement le fameux modèle québécois. Il s’agit plus d’un pamphlet en fait. Car personne dans ce film ne prend la défense du “modèle” en question. On ne trouve pas beaucoup de place pour les nuances et les illustrations graphiques qui viennent appuyer les propos sont un peu simplistes.
Mais, si le film lui-même a beaucoup de défauts, les problèmes qu’il expose sont bien réels. Il a aussi réussi à alimenter le débat même s’il n’a eu droit qu’à une diffusion restreinte. Étant moi-même plutôt critique du modèle québécois, j’ai apprécié le film, mais je crois qu’un documentaire un peu plus nuancé aurait eu beaucoup plus d’impact.
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